Il y a des personnes qui ne ressemblent à personne d’autre. Lou est de celles-là. Amoureux des mots, il avance dans la vie avec une sincérité désarmante. Dans ce nouvel épisode des « Capables », le vidéocast de CAP48 présenté par Anne-Laure Macq, nous découvrons un homme qui revendique avant tout une chose : être considéré comme un être humain, avant toute autre étiquette.
C’est dans son restaurant préféré que Lou nous donne rendez-vous. Un endroit où il se sent bien, où il connaît les personnes qui l’entourent, où les odeurs, les sons et les saveurs racontent une histoire. Car chez Lou, tout passe par les sensations. La musique, surtout. Chaque chanson évoque un souvenir, chaque voix possède une couleur, chaque mélodie fait naître une émotion.
« Je vis de mélodies. »
— Lou
Pour Lou, la musique est bien plus qu’une passion : c’est une manière de comprendre le monde. Doté de l’oreille absolue, il reconnaît les notes dans une voix, mémorise les mélodies avec une facilité déconcertante et compose naturellement. Sur scène, tout devient simple. « Je n’ai pas le trac », dit-il, parce que lorsqu’il joue, il est exactement à sa place. Là où il peut partager ce qu’il ressent, sans avoir besoin de filtre.
Lou adresse également un message à toutes les personnes qui traversent une période difficile : « Trouvez quelque chose qui vous rende heureux ». Parce qu’il existe toujours une passion, une rencontre ou un projet capable de redonner de l’élan. Puis, fidèle à lui-même, il improvise quelques vers : une déclaration d’amour à la vie, aux autres et à la liberté.
Quand Anne-Laure Macq lui demande de se présenter, Lou ne parle ni de son parcours, ni de son handicap. Il répond simplement : « Je suis quelqu’un d’humain », avant d’ajouter : « Lou égale liberté »[cite: 1]. Deux notions reviennent ainsi tout au long de l’entretien : l’humanité et la liberté d’être soi, sans avoir à entrer dans une case.
Lorsqu’Anne-Laure lui propose de choisir des mots qui pourraient lui correspondre, deux d’entre eux sont très vite écartés : autiste et handicapé. Non pas parce que ces mots sont faux, mais parce qu’ils ne racontent pas qui il est profondément.
« Avant d’être un handicapé, je suis Loup. Je suis un artiste. »
— Lou
Une manière essentielle de rappeler que personne ne peut se résumer à un diagnostic ou à une seule caractéristique.
Derrière son humour et son enthousiasme, Lou avoue avoir longtemps craint le jugement de ses parents. Aujourd’hui, il comprend qu’ils lui ont transmis le goût de la curiosité et l’envie de continuer à découvrir. Pour lui, apprendre, c’est grandir, c’est gagner en autonomie et c’est ouvrir de nouvelles portes.
Si Lou pouvait changer une chose, ce serait notre regard sur les différences. Pour lui, une société plus inclusive est une société où chacun peut être lui-même, une société qui accepte les personnes telles qu’elles sont, avec leurs forces, leurs fragilités, leur manière de communiquer et leur manière d’aimer. Sa conclusion est d’une justesse évidente : « On est tous normaux. ».
Retrouvez Lou Boland dans “les Capables” sur Auvio[cite: 1].
Dans cet épisode des Capables, Anne-Laure Macq nous emmène à la rencontre d’un jeune homme qui nous rappelle que les plus belles rencontres commencent souvent lorsqu’on dépasse les étiquettes. Une rencontre pleine de musique, de poésie et d’humanité, qui nous invite à regarder les personnes pour ce qu’elles sont… et non pour ce qui les distingue.
Une rencontre sincère, touchante et inspirante qui nous rappelle qu’avant les limitations, il y a toujours des talents, des rêves, des projets et des capacités à révéler.