Derrière une personne en situation de handicap, atteinte d’une maladie chronique ou en perte d’autonomie, se cachent souvent des “aidants proches”. Un conjoint, une maman, un frère, une fille…
En Belgique, ils sont plus d’un million d’aidants proches, soit plus de 12% de la population. Un chiffre révélateur de l’importance de la solidarité familiale dans notre société, en particulier lorsque le handicap ou la maladie s’invitent dans le quotidien d’un ménage.
Concrètement, un aidant proche est une personne qui apporte une aide régulière et gratuite à un proche en perte d’autonomie, en dehors de tout cadre professionnel ou de volontariat.
Cette aide peut prendre de nombreuses formes :
Être aidant proche, ce n’est pas un métier. C’est un engagement. Cette aide semble naturelle, mais elle représente souvent une responsabilité considérable.
Les aidants proches prennent de leur temps et se consacrent parfois pleinement à leur proche. Ce rôle peut être épuisant et impacte la gestion de leur vie privée. Ils en viennent parfois à réduire leur temps de travail et se laissent moins de temps pour leurs projets personnels.
À force de vouloir être présents pour l’autre, ils finissent parfois par s’oublier eux-mêmes. Or, une réalité essentielle mérite d’être rappelée : pour que la personne aidée se sente bien, il faut que l’aidant proche puisse aller bien.
Retrouvez l’intervention à la radio d’Anne-Laure Macq dans la matinale du 6-8 à propos des aidants proches :
Depuis 2020, le statut d’aidant proche est reconnu légalement.
Deux formes de reconnaissance existent :
Ce congé, accessible aux travailleurs du secteur privé et public (et, sous certaines conditions, aux indépendants), peut aller jusqu’à trois mois afin de permettre à l’aidant actif professionnellement de s’occuper de son proche.
Si cette reconnaissance ne donne pas lieu à une rémunération directe, elle constitue une avancée importante : elle reconnaît officiellement la place fondamentale des aidants proches dans notre système de solidarité.
Il est essentiel que les aidants proches puissent prendre du temps pour eux, pour souffler. Les centres de répit offrent cette possibilité. La Casa Clara, à Laeken, est un centre qui accueille les familles qui accomplissent ce rôle au quotidien. C’est un lieu unique en Belgique, une approche innovante.
L’initiative vient de Fanny, qui s’est inspirée de son histoire personnelle. En accompagnant sa fille Clara, atteinte d’une maladie rare, elle a pris conscience de l’importance, pour les parents et les fratries, de pouvoir s’entourer et se ressourcer en dehors du cadre médical. La Casa Clara est donc pensée comme un havre de paix. Dans cette maison, les aidants proches peuvent se relaxer, seuls, en couple ou en famille, et profiter de moments de détente : massages, réflexologie plantaire, yoga, ateliers créatifs ou culinaires… Quelques heures pour reprendre son souffle, avant de continuer à prendre soin de l’autre.
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